Les personnes qui suivent de plus ou moins près les études sur la langue phénicienne se rappellent l'impression produite en 1846 par la publication d'une belle inscription en vingt et une lignes qui avait été découverte l'année précédente à Marseille : Remarquable d'abord par son étendue la pureté de ses caractères et son existence même au sein d'une ville anciennement rivale de Tyr et de Carthage, cette inscription, par le fond, sortait des banalités auxquelles avait été jusqu'alors réduite l'épigraphie phénicienne ; elle révélait un curieux chapitre d'institutions relatives au culte religieux, une taxe pour les divers sacrifices offerts au dieu Baal.